Maladies de la peau

La peau, une barrière vulnérable

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Si la peau est une barrière efficace pour protéger le corps contre les agressions extérieures, elle n’en est pas moins extrêmement fragile. Dans le milieu professionnel, elle peut subir de multiples agressions (eczéma, urticaire, infection, irritation, brûlure…). Des cancers de la peau peuvent également se déclarer suite à une exposition professionnelle. La manipulation et l’exposition à des produits chimiques sont de loin la première source de risques pour la peau.

Quelques chiffres

Les maladies de la peau (appelées dermatoses) sont l’une des maladies les plus fréquentes liées au travail dans de nombreux pays européens. En moyenne, on recense entre 7 et 15 cas de dermatoses professionnelles par an pour 10 000 employés.

Les dermatites de contact irritatives et allergiques représentent près de 90 à 95 % des dermatoses professionnelles. Elles touchent principalement les mains. Les urticaires de contact sont plus rares (moins de 5 %), de même que les infections, les ulcérations et les cancers cutanés.

Maladies de peau d’origine professionnelle

Les principales maladies cutanées dont l’origine professionnelle est reconnue sont la dermatite de contact allergique, la dermatite de contact irritative, l’urticaire, les ulcérations, les brûlures, les lésions bulleuses, les maladies cutanées infectieuses (mycose, purpura…), les tumeurs et cancers et d’autres maladies (dyskératose, radiodermite chronique, mélanodermie…).

D’une manière générale, les dermatoses touchent plus particulièrement les secteurs de la coiffure, de la santé, de la construction et du bâtiment, de la métallurgie et de la mécanique, du nettoyage et de l’alimentation.

Ces pathologies cutanées font l’objet de plusieurs tableaux de maladies professionnelles du régime général de la Sécurité sociale (numéros 10, 18, 19 B, 40 D, 41, 46, 51, 63, 65, 76 N, 82, 84, 88, 95). Les principaux facteurs en cause sont des produits chimiques, des agents biologiques, des agents physiques (froid, rayonnements ultraviolets ou UV).

Produits chimiques

Selon le type de produits chimiques employés, les maladies cutanées provoquées peuvent être plus ou moins graves :

  • les irritations, ulcérations, eczémas, brûlures… dus aux solvants, ciments, résines époxydiques, huiles, goudrons, métaux, fluides de coupes…
  • les cancers cutanés provoqués par l’arsenic, les goudrons, les huiles minérales, les brais…

Agents biologiques (d’origine humaine ou animale)

Selon l’agent biologique en cause, les répercussions sur la santé sont très variables : il s’agit en général d’une infection locale. Mais cette porte d’entrée cutanée peut aussi être le point de départ de complications qui s’étendent (rouget du porc par exemple).

Froid

Le froid peut être à l’origine des lésions cutanées appelées engelures et gelures. La gravité des atteintes cutanées est fonction du niveau d’exposition au froid. L’engelure (sans séquelles) représente le premier degré de la gelure. Les séquelles des gelures plus graves peuvent être très douloureuses voire permanentes.

Fibres

Selon leur composition chimique ou la présence d’additifs (liants…), les fibres peuvent irriter la peau et/ou les muqueuses (yeux, nez, bouche…) ou provoquer des allergies cutanées.

Rayonnements ultraviolets

Les effets des UV sur la peau sont bien connus : ce sont les coups de soleil, le vieillissement accéléré de la peau, les risques de cancers cutanés et, plus rarement, les dermatites de contact photo-allergiques (dues à l’association du contact avec des UV et la prise d’une substance photosensibilisante).

Mis en ligne le 21 septembre 2011

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