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Cancers d'origine professionnelle

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Prévention des cancers professionnels

Environ 2 millions de salariés en France sont exposés à des agents cancérogènes (produits chimiques, rayonnements ionisants… voire travail de nuit). De nombreux secteurs sont concernés, dont l’industrie du bois, la métallurgie, la chimie ou le BTP. L’INRS met la priorité sur l’évaluation régulière des risques, la recherche de solutions de substitution, la mise en place de protections collectives et de mesures organisationnelles, la formation et l’information des travailleurs…

La lutte contre les cancers professionnels est une priorité nationale. Dans ce domaine, l’INRS contribue depuis sa création :

  • aux actions nationales menées par les différents organismes impliqués dans la lutte contre le cancer,
  • à l’amélioration des connaissances concernant les agents cancérogènes en milieu de travail, à la mesure et au suivi des expositions et à l’évaluation de leur impact sur la santé des salariés,
  • aux démarches de substitution ou de réduction des expositions aux agents cancérogènes.

Participer aux actions nationales

Pour élaborer et diffuser des outils d’information et de formation appropriés, l’INRS s’associe à de nombreux partenaires : ministère chargé du Travail, CNAMTS, partenaires sociaux, fédérations professionnelles.

D’importantes inégalités subsistent entre les entreprises selon leurs secteurs d’activité et leur taille. Une des priorités de la prévention du risque cancérogène concerne notamment les PME et TPE. C’est pourquoi les actions de l’INRS visent à améliorer la prise en compte de ce risque dans ces structures. La formation des salariés est un levier important. Dans le cadre des conventions signées avec les fédérations professionnelles, un dispositif de démultiplication (formation de formateurs) a été conçu par l’INRS. Ces formateurs interviennent ensuite directement auprès des entreprises.

L’ensemble de ces actions s’inscrit dans les orientations définies par le Plan santé travail mis en place au niveau national par le ministère chargé du Travail.

Amiante : maintenir les efforts

Présent dans de nombreux bâtiments et installations et principale cause des cancers professionnels reconnus, l’amiante reste un sujet d’étude et d’action prioritaire pour l’INRS. L’Institut s’adresse notamment aux professionnels du second œuvre du bâtiment (maçons, plaquistes, plombiers…) dont beaucoup ignorent encore les risques qu’ils encourent alors même qu’ils sont particulièrement exposés. Parmi les actions menées :

  • formation des salariés concernés,
  • amélioration d’un dispositif de mesure,
  • diffusion de nouveaux outils d’information.

Mieux connaître et prévenir les expositions professionnelles

L’INRS engage également des actions pour réduire les risques d’exposition aux agents chimiques dangereux (dont des cancérogènes) et mettre au point des moyens de protection adaptés.

Parmi les actions menées, signalons notamment :

  • la valorisation de dispositifs innovants de captage à la source des poussières de bois, 2e cause des cancers professionnels reconnus en France,
  • l’amélioration des cabines à air épuré d’engins fonctionnant dans les espaces confinés (étude des performances des filtres à particules diesel).

Étude sur l’exposition aux médicaments anticancéreux en milieu de soins

Prévus pour agir sur les cellules d’une tumeur, les traitements anticancéreux peuvent avoir un effet cancérogène. L’action de l’INRS menée dans 12 établissements hospitaliers visait à évaluer l’exposition du personnel soignant en dosant ces médicaments dans les urines. Elle a été conduite auprès de 250 préparateurs en pharmacie, infirmières, aides-soignants et agents de service hospitaliers. Les résultats montrent des pourcentages d’échantillons positifs variant de 0 à 30 % selon les établissements. L’étude souligne que les moyens de protection doivent être systématiquement mis en œuvre.

Mis en ligne le 02 décembre 2011

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