Prévention des lombalgies au travail

Faciliter le maintien ou le retour au travail

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Lombalgie, mal de dos : comment les prévenir ?

Bouger après une lombalgie ? Retourner au travail ? En l’absence de facteurs de gravité, c’est, contrairement aux idées reçues, la solution pour guérir plus vite et éviter le passage à la chronicité. À condition toutefois que le poste soit adapté. L’entreprise doit, parallèlement, améliorer les conditions de travail pour éviter les lombalgies et leurs rechutes.

Mal de dos, tour de rein, lumbago, sciatique… La lombalgie est un ensemble de symptômes définis par des douleurs dans le bas du dos, plus ou moins récidivantes. Cette affection courante peut être provoquée ou aggravée par l’activité professionnelle.

Quand la douleur liée à une lombalgie s’installe, toute activité peut devenir pénible. Les conséquences sont particulièrement lourdes pour les salariés dont les capacités professionnelles reposent essentiellement sur des capacités physiques (arrêts de travail, inaptitudes). Chaque année, près de 100 000 lombalgies sont déclarées comme accidents du travail avec arrêt et 2 500 sont reconnues comme maladies professionnelles

Une politique de prévention des lombalgies a tout d’abord pour objectif de limiter les contraintes et les facteurs de risques pouvant provoquer l’apparition de la maladie pour tous les salariés. Parallèlement, l’entreprise doit tout faire pour permettre aux salariés lombalgiques, de plus en plus nombreux, de se maintenir ou retourner au travail dans les meilleures conditions.

De la lombalgie commune à la lombalgie chronique

On distingue généralement :

  • La lombalgie aiguë (moins de 6 semaines). Dans 90 % des cas, elle guérit en quelques jours. Mais 1/3 des personnes environ seront atteintes de récidive. En l’absence d’indicateurs de gravité, la reprise rapide d’une activité physique adaptée couplée à une prise en charge médicale de la douleur est la meilleure garantie de guérison.
    Facteurs de risques professionnels d’une lombalgie aiguë : manutentions manuelles, chutes, exposition aux vibrations, postures de travail contraignantes, travail physiquement dur…
  • La lombalgie subaiguë (entre 6 semaines et 3 mois). En début de la phase subaiguë, les indicateurs de risque de passage à une maladie chronique doivent être recherchés et limités lorsque c’est possible.
    Indicateurs de risque de passage à la chronicité : état dépressif, isolement, peur de se faire mal, insatisfaction au travail, tâches physiques lourdes, faible soutien social, stress, douleur intense…
  • La lombalgie chronique (au-delà de 3 mois), c’est la forme la plus rare (moins de 5 % des personnes touchées). Son traitement est compliqué et elle peut se révéler très invalidante, c’est pourquoi il convient de chercher à prévenir son apparition le plus tôt possible.

Éliminer ou réduire les facteurs de risques

L’entreprise doit tout d’abord, avec les services de santé au travail :

  • relever les cas de lombalgies (nombre, conséquences, recueil d’accidents et d’incidents…)
  • analyser leur contexte de survenue,
  • identifier les facteurs de risques.

Cette analyse de la situation permet d’élaborer un plan d’actions de prévention des lombalgies. Les mesures à mettre en œuvre doivent combiner des actions portant sur la mécanisation des tâches, la mise en place d’aides techniques, la conception et l’aménagement des lieux et postes de travail, sans oublier l’organisation du travail, la formation et l’information des salariés. Attention aux mesures de prévention qui ne cibleraient qu’un seul facteur de risque : elles ne parviennent pas à réduire durablement la fréquence des lombalgies. L’adoption du cadre vert (proposé pour le retour des travailleurs lombalgiques au travail) pour tous les postes de l’entreprise respecte les grandes lignes d’une prévention efficace des lombalgies.

Favoriser le retour au travail d'un travailleur lombalgique

Cadre vert : reprise du travail des salariés lombalgiques

Le mouvement (quand il n’est pas excessif) est susceptible d’aider à la guérison d’une lombalgie. Il faut donc, autant que possible, permettre au lombalgique de se maintenir ou de retourner au travail à un poste de travail adapté. L’INRS propose un cadre vert qui définit un environnement permettant une reprise du travail des salariés lombalgiques.

Mis en ligne le 16 septembre 2011

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