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Risques pour la santé liés à l’activité physique au travail

Fatigue, traumatismes, TMS, maladies cardiovasculaires…

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Quand elle se traduit par des efforts brutaux ou répétés ou quand les sollicitations excèdent les capacités du salarié, l’activité physique peut être la cause d’accidents et de maladies qui se révèlent parfois invalidants. La fatigue et les douleurs, signaux de surcharge pour les muscles, les tendons, les ligaments ou les articulations, sont des indicateurs précoces de risque à ne pas négliger.

Traumatismes

Chutes, heurts, blessures… Le risque traumatique, très étroitement lié à l’activité physique au travail, reste le premier risque d’accident au travail. Il peut provoquer des atteintes lombaires, des plaies et coupures, des entorses, des fractures, des déchirures ou encore des luxations… Les métiers manuels ou physiques (BTP, agriculture, services…) y sont particulièrement exposés.

Troubles musculosquelettiques

Les TMS résultent d’une combinaison de facteurs biomécaniques (répétitivité des gestes, efforts, posture), psychosociaux et liés à l’organisation du travail. Ils affectent principalement les muscles, les tendons et les nerfs des membres et du tronc. Ils se caractérisent par des douleurs ou des gênes fonctionnelles.

TMS des membres supérieurs (cou, épaule, coude, poignet, main)

Les plus fréquents sont les tendinites, ténosynovites, bursites, hygromas et les syndromes canalaires (dont le plus connu est le syndrome du canal carpien). Les TMS de l’épaule, très handicapants, connaissent une forte croissance. 

TMS des membres supérieurs

Exemples d’atteintes à la santé
Principaux facteurs de risques
TMS de l’épaule
Travail fréquent ou de longue durée avec les bras au-dessus du niveau des épaules
Port de charges lourdes, même peu fréquent
Tâches répétitives exigeant d’élever le bras
Tendinite au niveau du coude
Mouvements répétés d’extension du poignet et de rotation de l’avant-bras
Prises en force (assemblage de petits objets, vissage manuel…)
Syndrome du canal carpien
Flexions ou extensions répétées du poignet
Préhension avec le bout des doigts, doigts en pince (polissage, meulage, assemblage de pièces, emballage…)
Cervicalgie
Maintien prolongé du cou en flexion ou en extension excessive (rapprocher la tête pour mieux voir, effectuer les gestes nécessaires avec plus de précision…)

Lombalgies

Douleurs lombaires, lumbagos, sciatiques… Les lombalgies sont la première cause d’absence au travail chez les moins de 45 ans. La mauvaise prise en charge de ces affections peut compromettre le maintien au poste des salariés qui en sont atteints.

Parmi les facteurs de risques de lombalgie aiguë, on retiendra les manutentions manuelles, particulièrement le port de charges lourdes, les expositions aux vibrations, les postures pénibles sans oublier les chutes. De mauvaises conditions de travail, le stress et l’insatisfaction au travail contribuent à faire de la lombalgie une maladie chronique.

Pathologies des membres inférieurs

Jambes lourdes, tendinites, hygromas… Les risques liés à l’activité physique peuvent aussi atteindre les membres inférieurs. La position debout prolongée peut provoquer une sensation d’inconfort, des problèmes circulatoires, des douleurs du bas du dos et des membres inférieurs.

Les salariés amenés à travailler à genoux ou accroupis peuvent présenter des hygromas du genou ou d’autres pathologies telles qu’une paralysie des muscles releveurs du pied.

Maladies cardiovasculaires

Les professions les plus dures physiquement sont aussi celles qui présentent les taux de pathologies cardiaques les plus élevés. Des facteurs psychosociaux (faible contrôle sur le travail, monotonie du travail, faible soutien…) peuvent également favoriser la survenue de ces atteintes à la santé.

Hyperthermie et coup de chaud

En cas de travail à la chaleur, accomplir un travail physique intense peut conduire à une hyperthermie voire à un coup de chaleur. Plus la charge de travail est lourde, plus la chaleur est difficile à supporter, et plus le risque de coup de chaleur est important.

Fatigue et douleur

La fatigue physique se traduit par une diminution progressive des capacités fonctionnelles. Elle peut être source d’accidents, de TMS et être aussi à l’origine de coûts pour l’entreprise (baisse de performances, diminution de la qualité…). La douleur traduit une atteinte de l’organisme mais peut aussi être liée à des composantes psychologiques. Un état de fatigue ou une douleur persistante doivent être considérés comme des signaux d’alarme. Ils peuvent traduire une surcharge physique et doivent conduire à remettre en cause les conditions d’exécution du travail.

Exposition à des produits toxiques

Le travail physique entraîne une augmentation de la fréquence et du volume respiratoire, ainsi qu’une sudation plus importante. Ces deux phénomènes augmentent le risque de pénétration des produits toxiques dans l’organisme par voie respiratoire ou cutanée.

Par ailleurs, l’exposition à des produits toxiques peut nécessiter le port d’EPI (masque respiratoire, combinaison étanche), qui accroissent la pénibilité de l’activité physique.

Mis en ligne le 16 septembre 2011

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