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Transmission des agents biologiques

Petits mais (parfois) dangereux

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Un masque de protection pour empêcher la transmission des agents biologiques

Virus, bactéries, champignons… Invisibles à nos yeux, ces agents biologiques sont des êtres microscopiques qui peuplent l’environnement et les milieux de travail. La plupart du temps inoffensifs, souvent indispensables à la vie, certains d’entre eux peuvent toutefois s’avérer dangereux pour notre santé ! Pour comprendre comment ils contaminent l’homme, il faut regarder à la loupe leur chaîne de transmission, depuis la source d’infection jusqu’à l’homme…

Qui sont les agents biologiques ?

La plupart d’entre eux sont des êtres vivants ou des entités microscopiques, invisibles à l’œil nu. Ils sont classés en 5 catégories : bactéries (bacilles, coques…), champignons microscopiques (levures, moisissures…), virus, parasites et prions

Agents biologiques : virus, champignons, bactéries...

Dimension des agents biologiques : éléments de comparaison

 

L’évaluation et la prévention des risques doivent prendre en compte les différentes caractéristiques de vie et de reproduction des agents biologiques.

Comment se transmettent-ils à l’homme ?

Les agents biologiques se transmettent à l’homme en suivant une chaîne de transmission qui comprend 5 maillons : le réservoir d’agents biologiques, les portes de sortie ou les modes d’accès au réservoir, la transmission, les portes d’entrée et l’hôte potentiel.

  • Le réservoir est la source d’infection, le lieu dans lequel s’accumulent et prolifèrent les agents biologiques. Il peut s’agir de tout ou partie d’un être vivant, animal (cuir, laine, viscères…) ou humain (peau, salive, sang…), du sol (agent du tétanos…), de l’eau (virus de l’hépatite A, leptospires…) ou d’un objet contaminé (seringue abandonnée, couteau…).
  • Les portes de sortie ou les modes d’accès au réservoir sont de 2 types : soit les agents biologiques peuvent sortir du réservoir, soit le travailleur accède à ce réservoir.
  • La transmission, en milieu professionnel, peut se faire par voie aérienne (inhalation), par contact avec la peau ou les muqueuses, par inoculation (blessure, morsure ou piqûre d’insecte) ou, plus rarement, par voie digestive.
Modes de transmission/exemples de situations d’exposition en milieu professionnel
Inhalation
Gouttelettes émises lors de la toux par une personne atteinte de grippe.
Poussières contaminées par des fientes d’oiseaux.
Aérosols produits par l’utilisation de jets d’eau à haute pression sur des surfaces contaminées.
Contact avec la peau ou les muqueuses
Projection d’eau contaminée dans les yeux.
Manipulation d’objets contaminés.
Mains contaminées portées au visage, aux yeux.
Inoculation
Piqûre avec une seringue abandonnée.
Coupure avec un scalpel ou un couteau.
Morsure de tique, piqûre de moustiques.
Ingestion
En portant les mains ou des objets contaminés à la bouche.
En mangeant ou en fumant avec des mains contaminées.
  • Les portes d’entrée dans l’hôte potentiel peuvent être les voies respiratoires (inhalation), les muqueuses et la peau (contact), la voie sanguine (piqûre ou blessure) et la voie digestive (en portant les mains ou un objet à la bouche).
  • En milieu professionnel, le travailleur est au bout de la chaîne de transmission. S’il n’est pas suffisamment protégé et si l’exposition est suffisamment importante, il peut être contaminé et développer une maladie.

L’objectif d’une démarche de prévention des risques biologiques est de rompre cette chaîne de transmission, au niveau d’un ou plusieurs de ces maillons. 

Mis en ligne le 19 septembre 2011

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