Engins de chantier

Utiliser des engins adaptés et former les utilisateurs

Augmenter la taille des caractères Diminuer la taille des caractères

Envoyer à un ami

Imprimez la page

Ajouter à ma sélection

Contacter l'INRS

Engins de chantier adaptés pour des utilisateurs formés

Creuser, charger, transporter… Ces opérations sont assurées par des engins adaptés dont la conduite et la manipulation ne s’improvisent pas. En effet les pelles, chargeuses ou autres tombereaux présentent des risques pour les conducteurs comme pour les piétons. Conduire en sécurité nécessite d’être formé et de respecter quelques règles, notamment de bien connaître son engin et l’environnement de travail.

Le terme « engins de chantier » sert à désigner les matériels utilisés pour la construction, l’entretien ou l’aménagement d’ouvrages d’infrastructure. Les engins les plus couramment utilisés sont :

  • les engins de terrassement : ils servent principalement à travailler le sol et à transporter les terres. On y trouve les pelles hydrauliques, les bouteurs, les chargeuses, les tombereaux, les niveleuses, les compacteurs…
  • les machines de construction des routes : elles sont utilisées essentiellement pour la mise en œuvre ou l’entretien des couches supérieures des chaussées. On peut citer les finisseurs, les raboteuses, les machines à coffrage glissant…
  • les machines de forage et de fondations : elles sont utilisées pour la réalisation de travaux d’abattage notamment en carrière, mais aussi de confortement tels que pieux, ancrages… On distingue les machines de forage à axe vertical ou horizontal, le matériel de fondations spéciales, le matériel d’injection.

Un nombre d’accidents stable, mais avec une gravité importante

Depuis une dizaine d’années, la sinistralité des accidents du travail enregistrée avec les engins de chantier est stable (avec par an en moyenne 1 000 accidents du travail avec arrêt, environ 150 accidents graves et une dizaine d’accidents mortels). Cette relative stabilité des accidents est à mettre toutefois en perspective avec l’accroissement important du parc matériel pour ces équipements.

Cette tendance ne doit pas masquer la particulière gravité de ces accidents : un accident sur 100 dû aux engins de chantier entraîne en effet le décès (contre 1 pour 1 200 dans le cas des accidents toutes causes confondues). Le risque de décès dû aux engins de chantier est donc 10 fois plus élevé que pour les accidents du travail en général.

Former le personnel

La conduite des engins de chantier, quel que soit leur mode de conduite (conducteur accompagnant ou porté) ne doit être confiée qu’à des conducteurs ayant reçu une formation adéquate. Cette obligation s’applique à tous les conducteurs y compris aux intérimaires ou autres salariés occasionnels.

En outre, pour les engins de chantier télécommandés ou à conducteur porté, une autorisation de conduite délivrée par l’employeur est obligatoire, après contrôle des connaissances et du savoir-faire des opérateurs. L’autorisation de conduite n’a pas de caractère définitif et peut être retirée à tout moment à l’initiative de l’employeur. Elle n’est valable qu’au sein d’une même entreprise et doit être renouvelée en cas de changement d’employeur.

Utiliser du matériel en bon état

Un matériel en bon état de fonctionnement constitue le préalable à toute démarche de prévention. Dans les faits, cela se traduit par la mise à disposition par l’employeur d’engins conformes à la réglementation et bien entretenus. En outre, chaque conducteur se doit de réaliser un examen visuel au moment de chaque prise de poste de manière à s’assurer du bon état général de son engin.

Par ailleurs, les engins de chantier sont soumis à des vérifications et examens définis réglementairement. L’objectif de ces vérifications est de déceler toute détérioration ou défectuosité susceptible de créer un danger. Pour les engins de chantier la périodicité des vérifications générales périodiques est de 12 mois, ramenée à 6 mois pour la partie levage d’un engin de chantier s’il en est équipé.

Utiliser un engin adapté

Le choix d’un engin adapté au travail à réaliser constitue une obligation de l’employeur. Cette notion d’adaptation se matérialise par la prise en compte :

  • de la notice d’instructions du constructeur (en particulier, la description de l’usage normal de l’engin et les contre-indications d’emploi qui doivent y figurer),
  • du gabarit, du poids et des capacités de l’engin,
  • des conditions de circulation (pente, dévers, résistance du sol, gabarit),
  • de la présence de réseaux aériens ou enterrés,
  • de la présence de piétons dans les zones de travail,
  • de l’environnement de travail…

Mis en ligne le 19 septembre 2011

Haut de page

Page extraite du site www.inrs.fr Copyright © INRS