Rayonnement infrarouge
Protéger les travailleurs du verre et du métal
Lorsqu’ils traversent un corps qui les absorbe, les rayonnements infrarouges induisent un dégagement de chaleur. Or, les yeux sont particulièrement sensibles à ces rayons. Les travailleurs de l’industrie du verre et de la métallurgie, en particulier, doivent être protégés.
Les rayonnements infrarouges (IR) se manifestent par un dégagement de chaleur au niveau des corps qui les absorbent. Ce réchauffement peut être agréable mais peut aussi brûler. Tout corps chaud émet des IR.
Le cristallin de l’œil est particulièrement sensible aux rayons infrarouges émis par le métal chauffé au rouge, du fait qu’il est dépourvu de capteurs de chaleur et de vaisseaux sanguins pouvant servir à le refroidir. Ainsi, les souffleurs de verre, les fondeurs, les forgerons et les conducteurs de fours à verre sont souvent atteints de cataractes après de longues années de pratique du métier (tableau 71 des maladies professionnelles).
Protection individuelle
Face au rayonnement infrarouge
Les salariés les plus exposés aux infrarouges travaillent dans l’industrie du verre ou de la métallurgie, où ils manipulent du verre ou du métal en fusion. Pour se protéger efficacement, ils doivent porter un écran facial comportant un dépôt métallique sur la face externe. Les lunettes munies de filtres verts ne protègent que les opérateurs travaillant à plus de 1,5 m de la source d’infrarouges.
Prévention des expositions aux rayonnements optiques artificiels
Concernant la prévention des expositions aux rayonnements infrarouges artificiels utilisés dans des procédés de travail, l’employeur doit respecter les dispositions du Code du Travail (articles R. 4452-1 à R. 4452-31). Elles concernent notamment :
- les valeurs limites d’exposition professionnelle,
- l’évaluation des risques,
- les mesures et moyens de prévention,
- l’information, la formation et la surveillance médicale des salariés exposés.
Principes réglementaires pour la réduction des risques d’exposition aux rayonnements optiques artificiels
- Mise en œuvre d’autres procédés de travail n’exposant pas aux rayonnements optiques artificiels ou entraînant une exposition moindre
- Choix d’équipements de travail appropriés émettant, compte tenu du travail à effectuer, le moins de rayonnements optiques artificiels possible
- Limitation de la durée et de l’intensité des expositions
- Conception, agencement des lieux et postes de travail et leur modification
- Moyens techniques pour réduire l’exposition aux rayonnements optiques artificiels en agissant sur leur émission, leur propagation, leur réflexion, tels qu’écrans, capotages…
- Programmes appropriés de maintenance des équipements de travail et du lieu de travail
- Information et la formation adéquates des travailleurs
Selon l’article R. 4452-13 du Code du travail
Mis en ligne le 26 octobre 2011
