Suivi médical des salariés exposés aux vibrations
Visite médicale avant affectation et visites périodiques
Pour les salariés exposés aux vibrations, le suivi médical a pour objectif de détecter les signes précoces de maladies dues aux vibrations mécaniques. Il comprend notamment une visite médicale avant l’affectation au poste de travail, des visites périodiques et, dans certains cas, une surveillance médicale renforcée. Le médecin du travail a également un rôle de conseil auprès de l’employeur, afin d’encourager la mise en place d’actions de prévention et d’en vérifier l’efficacité à long terme.
Visite médicale avant l’affectation au poste de travail
La réglementation ne prévoit pas de contre-indication à l’exposition aux vibrations transmises à l’ensemble du corps. De même, elle ne définit pas le contenu de l’examen médical avant affectation. L’avis d’aptitude est rendu à l’issue de cet examen, qui est obligatoire.
Rappelons que les femmes enceintes et les jeunes de moins de 18 ans sont particulièrement sensibles aux vibrations.
Lors de cette visite, le médecin du travail doit rechercher :
- les antécédents personnels de santé et particulièrement les pathologies lombaires, digestives ou vasculaires,
- les habitudes de vie, notamment le tabagisme, la consommation d’alcool, l’activité physique (en particulier si elle implique l’utilisation d’engins ou de véhicules vibrants),
- les antécédents professionnels, notamment les postes antérieurs ou actuels exposés à des vibrations, la position de travail, les tâches de manutention manuelle et autres efforts dorsaux liés au travail et à l’absentéisme.
Éléments sur lesquels porte l’examen physique
- Examen du dos
- Test d’élévation de la jambe tendue (test de Lasègue)
- Examen neurologique périphérique (réflexes ostéotendineux rotulien et achilléen, sensibilité dans la jambe et le pied)
Visite médicale périodique et surveillance médicale renforcée
Chaque salarié, qu’il soit exposé ou non à des vibrations, bénéficie d’examens médicaux périodiques, au moins tous les 2 ans, afin de s’assurer de son aptitude au poste de travail occupé. Ces visites sont similaires à l’examen médical avant affectation. Elles permettent de rappeler au salarié les risques liés aux vibrations transmises à l’ensemble du corps.
Les salariés exposés à un niveau vibratoire supérieur à la valeur d’action (0,5 m/s²) sont soumis à une surveillance médicale renforcée (SMR) (article R. 4624-19 du Code du travail). Les examens périodiques pratiqués dans le cadre de cette surveillance renforcée sont renouvelés au moins annuellement.
C’est à l’employeur qu’incombe la responsabilité de déterminer la liste des salariés bénéficiant d’une SMR. Néanmoins, tout salarié peut demander, en dehors des examens périodiques, une consultation à son médecin du travail.
Maintien à son poste du salarié atteint d’une maladie professionnelle
Le maintien au poste de travail d’un salarié souffrant d’une lombalgie liée à l’exposition aux vibrations nécessite de modifier ses habitudes et méthodes de travail.
Une pathologie liée aux vibrations peut faire l’objet d’une déclaration de maladie professionnelle au titre du tableau 97 (ou tableau 57 pour le régime agricole).
Dossier médical
Il n’y a pas de durée réglementaire de conservation du dossier médical des salariés exposés spécifiquement aux vibrations.
Mis en ligne le 27 janvier 2012
