Accueil > Situations de travail > Sur la route > Prévention des risques liés à la conduite

Prévention des risques de la conduite pour le travail

Une gamme d’actions complémentaires

Augmenter la taille des caractères Diminuer la taille des caractères

Envoyer à un ami

Imprimez la page

Ajouter à ma sélection

Contacter l'INRS

Formation de conduite d'un VUL

Dans la plupart des cas, les actions mises en place pour améliorer la sécurité des salariés sur les routes reposent sur la seule responsabilisation du conducteur. Ce n’est pas suffisant ! Pour être efficace, la prévention passe par un plan d’actions intégrant l’organisation des déplacements, les moyens (véhicules et télécommunications) et la gestion des ressources humaines.

L’entreprise doit prendre en compte les risques associés à la conduite au même titre que les autres risques. Un plan d’actions adapté est à mettre en place par l’employeur, dont la plupart concernent les salariés qui sont sur les routes.

Une organisation des déplacements à préparer

Tout déplacement se prépare depuis l’entreprise et non au dernier moment, sur la route. Il est nécessaire d’organiser la prise des rendez-vous, la planification des tournées, le choix des itinéraires, l’appréciation des distances parcourues, le respect des temps de pause, la gestion des urgences et des retards.

Pour éviter les déplacements dans la mesure du possible :

  • Utiliser des technologies de communication (visioconférence, audioconférence, mail).
  • Regrouper des rendez-vous ou des réunions.
  • Supprimer des trajets inutiles par une meilleure préparation des chantiers, par exemple.

Pour réduire l’exposition au risque routier lors de déplacements (quand ils sont nécessaires) :

  • Recourir aux transports collectifs (avion ou train).
  • Combiner des transports collectifs avec location de véhicule pour limiter les distances parcourues.
  • Planifier et rationaliser des déplacements longs (réflexion à initier avec les clients/fournisseurs).
  • Donner la priorité à l’autoroute, plus sûre.
  • Réfléchir à la gestion des urgences et des retards.
  • Restreindre l’usage des deux-roues à des besoins spécifiques.

Une utilisation de véhicules adaptés

Le véhicule à usage professionnel doit être adapté au déplacement et à la mission à réaliser. Par exemple :

  • Aménagement et équipement du véhicule en fonction des besoins des personnes et des charges à transporter
  • Séparation entre la partie habitacle de conduite et le chargement
  • Dans le volume réservé au chargement, arrimage et répartition des charges
  • Capacité et puissance du véhicule adaptées au chargement. Toute surcharge constitue un facteur d’aggravation du risque

Il convient par ailleurs de s’assurer que le véhicule est doté des équipements de sécurité : système de freinage par assistance électronique, airbags, limiteur de vitesse réglable et modulable… assurant la protection des salariés quelle que soit la place occupée dans le véhicule.

Dans le cas où les salariés utilisent les véhicules mis à disposition par l’entreprise (flotte de véhicules), ils sont encouragés à signaler à l’entreprise tout dysfonctionnement (à l’aide des documents mis à disposition comme des fiches d’observations des demandes d’intervention…).

Un protocole de communications à respecter lors des déplacements

Téléphoner en conduisant accroît les risques d’accident, y compris avec un kit « mains libres ». Un protocole de communication, connu du salarié, précise dans quelles conditions il pourra utiliser son téléphone en mission. En cas d’accident, la responsabilité du chef d’entreprise peut être engagée en l’absence d’un tel protocole.

Respecter le protocole de communication établi dans l’entreprise

  • Interdiction d’utiliser le téléphone au volant, quel que soit le dispositif utilisé (le salarié n’est pas joignable pendant le temps de conduite)
  • Communications quand le véhicule est à l’arrêt
  • Renvoi automatique des appels sur une messagerie quand le salarié est au volant
  • Détermination de plages d’appels sur les temps de pause de conduite

Des compétences à acquérir dans certains cas

Avant de confier au salarié la conduite d’un véhicule, l’entreprise doit vérifier qu’il possède bien un permis de conduire correspondant. Un simple permis B suffit au plan réglementaire pour conduire un véhicule de moins de 3,5 tonnes. Toutefois cette situation n’est pas satisfaisante sur le plan de la prévention. La conduite de certains véhicules nécessite parfois l’acquisition ou la maîtrise de compétences spécifiques (véhicules utilitaires transportant des charges lourdes, minibus…).

Mis en ligne le 28 février 2012

Voir aussi

Haut de page

Page extraite du site www.inrs.fr Copyright © INRS