Maintenance
Activités à risque
Qu’elle soit sous-traitée ou internalisée, la maintenance est devenue une fonction essentielle pour les entreprises. Elle contribue en effet à préserver et même à améliorer la productivité ainsi que la qualité de la production. L’entretien, le dépannage ou les travaux d’amélioration restent néanmoins des activités mal connues, tout comme les risques qui leur sont associés.
De nombreux accidents du travail et maladies professionnelles (exposition à l’amiante, au benzène, au bruit…) peuvent survenir en lien avec des activités de maintenance. Les opérateurs de maintenance ont plus de risques d’avoir des accidents du travail que les opérateurs de la production. De plus, les accidents dont ils sont victimes sont plus graves. Différents facteurs peuvent être en cause : interventions mal préparées, méconnaissance de l’environnement de travail, absence de communication avec les salariés chargés de la production…
La maintenance constitue donc une activité à risque pour les techniciens spécialisés comme pour les opérateurs chargés ponctuellement d’effectuer de telles interventions. Une maintenance tardive ou inadaptée pose, de plus, des problèmes de sécurité aux utilisateurs des équipements concernés.
Quelques définitions
- Maintenance préventive : exécutée à des intervalles prédéterminés ou selon des critères prédéfinis
- Maintenance corrective : exécutée après détection d’une panne, elle permet de dépanner provisoirement ou de réparer le bien
- Maintenance à échelle majeure : elle comprend l’installation, la modification, l’amélioration ou les travaux neufs sur un équipement ou un bâtiment
Formes multiples de maintenance
Les évolutions dans les formes d’organisation de la maintenance génèrent de nouveaux facteurs de risque. Traditionnellement assurée par un service dédié interne à l’entreprise, la maintenance est de plus en plus souvent transférée aux salariés en charge de la production ou à des entreprises sous-traitantes. Dans ces situations, des dysfonctionnements peuvent survenir notamment du fait :
- d’une moins bonne connaissance des équipements par les services internes,
- de l’augmentation des contraintes de temps,
- des risques liés à l’intervention de plusieurs prestataires dans un même lieu (coactivité).
Les systèmes et équipements à maintenir sont, par ailleurs, de plus en plus sophistiqués.
Voies d’amélioration
La prévention des risques professionnels incite à agir le plus en amont possible, idéalement dès la conception des équipements et des locaux, afin de faciliter les interventions de maintenance ultérieure.
L’employeur est tenu d’évaluer a priori l’ensemble des risques auxquels sont exposés ses salariés, ce qui inclut les risques qui peuvent survenir au cours ou à la suite de travaux d’entretien, de réparation ou d’amélioration. Pour être efficace, cette étape doit associer les salariés concernés, c’est-à-dire les techniciens de maintenance, quel que soit leur statut, ainsi que les utilisateurs.
Des pistes d’amélioration adaptées seront ensuite recherchées pour s’assurer que les travaux de maintenance sont effectués en toute sécurité. Elles peuvent concerner à la fois :
- la politique de maintenance de l’entreprise (choix et achat des équipements intégrant les contraintes de maintenance, choix du type de maintenance - corrective, préventive ou à échelle majeure - fréquence des interventions, formation des personnels…),
- les modes d’organisation (sous-traitance ou internalisation, moyens d’information sur les interventions, moyens dédiés à leur préparation, gestion des demandes, formations et formations spécifiques si besoin…),
- l’exécution des activités concernées (consignation, déconsignation, équipement, prise en compte des retours d’expériences…),
- la conception des locaux et des postes de travail facilitant l’accès aux équipements.
Vous êtes technicien de maintenance ? Quelques recommandations
- Vérifiez que vous disposez d’informations suffisantes pour préparer votre intervention. Pour cela, privilégiez si possible le contact direct avec les utilisateurs.
- Informez-vous sur les risques liés à l’équipement et les modes de protection à utiliser. Tentez de repérer également les risques qui pourront être créés par l’interférence entre votre intervention et l’activité normale de la production ou d’autres interventions.
- Identifiez les personnes à contacter en cas de problème.
- Pendant l’intervention, pensez à consigner et à signaler la consignation
- Après l’intervention, n’oubliez pas de mettre à jour les dossiers et signalez les modifications de l’équipement.
Mis en ligne le 01 décembre 2011

